Monstres invisibles & Berceuse (Chuck Palahniuk)

Chronique un peu particulière aujourd’hui, puisque j’ai décidé de vous causer non pas d’un seul mais de deux livres dans un même billet.
Il y a de fortes chances que vous connaissiez Chuck Palahniuk : c’est l’auteur de Fight Club, livre adapté au cinéma par David Fincher, avec des morceaux de Brad Pitt et Edward Norton dedans. Rien que ça.
Le monsieur ne s’est toutefois pas contenté d’écrire un seul et unique roman, mais plusieurs.
Ceux concernés ici sont Monstres Invisibles et Berceuse.

La raison pour laquelle je veux causer de deux ouvrages dans un même article est simple.
Il est important de signaler que ces deux livres ne sont absolument pas reliés entre eux. Chaque histoire de Chuck Palahniuk est indépendante l’une de l’autre.
Mais elles ont toutes un point commun : celui d’être complètement suréaliste tout en étant ancré au plus juste de notre société. Il met en avant dans ses récits des points précis au travers de situations les plus rocambolesques possibles.

Monstres Invisibles

La où vous êtes sensés vous trouver, c’est au beau milieu de quelque grande réception de mariage du West Hills dans un grand manoir résidentiel, avec dispositions florales et champignons farcis à travers toute la maison. On appelle ça le plan de situation et de décor : l’emplacement de chacun, qui est vivant, qui est mort. Et c’est le grand moment de la réception de mariage d’Evie Cottrell. Evie est debout, à mi-chemin de l’énorme escalier dans le hall d’entrée du manoir, nue à l’intérieur de ce qui reste de sa robe de mariée, le fusil à la main.

Moi, je suis debout au bas des escaliers, mais il n’y a que mon corps qi fasse acte de présence. Mon esprit est je ne sais où.
Personne n’est encore totalement tout à fait mort, mais disons que les secondes s’égrènent. Ca risque de ne pas durer.

Il s’agit du second livre que j’ai lu de cet auteur après Fight Club.
Au final, un 4ème de couverture plutôt accrocheur et un roman qui tient ses promesses. On s’embarque dans une espèce de road trip de fous, avec des persos complètement barrés et rincés.
Plusieurs thèmes sont abordés tout au long du roman : l’histoire directe bien sur, qui constitue le fil conducteur et qui s’avère en fait plutôt secondaire, et la vision des choses du personnage principal à travers ses propres pensées.
Le tout fini en apothéose, avec de nombreux rebondissements menés à un rythme frénétique.

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Berceuse

Quoi de plus inoffensif pour s’endormir qu’une berceuse tendrement lue le soir? Rien à voir avec la mort subite du nourrisson, génératrice des pires angoisses des parents penchés sur le souffle nocturne du nouveau-né. Le journaliste Carl Streator y verrait pourtant comme un lien, un je-ne-sais-quoi d’inexpliqué. Il y aurait un livre qui tue. Une comptine mortelle. En plein coeur des Etats-Unis. Un recueil pour enfants constitué de poèmes… Carl Streator en parle à son patron, lui en lit un extrait… et le voit s’affaisser devant lui pour ne plus se réveiller. L’enquête peut commencer. Combien de livres en circulation dans le pays? Combien le savent et pour quel usage? Quel pouvoir absolu pour celui qui en aura l’ultime possession!…

J’ai lu Berceuse après Monstres invisibles. Comme pour le titre précédent, un 4ème de couverture alléchant et prometteur.

Eh bien, j’ai été relativement déçue par le rapport histoire/4ème de couverture. J’ai trouvé le récit moins fou, un peu plus mou et moins prenant.
Le thème de la berceuse n’est qu’un prétexte très général à l’histoire et au titre du livre, on en parle peu au final, ce n’est pas le point principal. C’est toutefois une chose récurrente chez Palahniuk, qui préfère mettre l’accent sur d’autres points à travers ses histoires.
Le style et la touche Palahniuk sont toujours très présents.

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Mon avis global

Vous l’aurez donc compris, j’ai préféré Monstres invisibles à Berceuse. Cependant, les deux livres restent de grande qualité, j’ai juste plus accroché à l’un qu’à l’autre.

D’une manière plus générale, il ne faut pas chercher de véracité et de crédibilité pures de la part de cet auteur. Ses livres sont classés dans la catégorie thriller/policiers, ce qui déroute souvent beaucoup de monde, s’attendant à une enquête policière classique alors que pas du tout.
Un Palahniuk se lit, il est difficile et pas vraiment intéressant d’en faire une chronique précise. Le mieux c’est comme pour tout, c’est éventuellement de s’en lire un pour se faire une idée. On accroche ou on accroche pas avec cet auteur et son style plutôt déroutant.

A noter que dans un prochain article sur Chuck Palahniuk, je reprendrais surement le même principe de 2 en 1, mais cette fois ci avec Survivant et Choke.

J’ai également prévu une petite bio du monsieur, surement le mois prochain !

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2 réflexions au sujet de « Monstres invisibles & Berceuse (Chuck Palahniuk) »

  1. Palahniuk, moi je le lis en plusieurs fois, sa narration est particulièrement frustrante. Mais il parait qu’au fur et à mesure de ces livres, ces textes deviennent plus mature, et partent moins dans tout les sens. Du coup berceuse donne pas beaucoup envie.. 😀

    Entre Choke et Survivant mon choix est très vite fait ^

  2. C’est vrai que c’est pas forcément facile à suivre au début, ça part vite dans tous les sens !
    Rajoute à ça qu’il donne quasi aucune info d’ordre temporel et on est vite perdu !
    Mais une fois qu’on a un peu pigé comment marche le bonhomme et sa façon d’écrire, en effet ça va mieux…

    Et me spoile pas non plus roooh !

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