Frankenstein (Mary W. Shelley)

Il serait temps de reparler un peu littérature ici !

Quoi de mieux que de parler de Frankenstein après avoir assisté au concert des ricains de Slipknot? Il n’aurait pas détonné au milieu de la scène… XD

Je n’ai jamais vu un seul des films réalisés sur cet ouvrage. En fait, tout ce que j’en sais est qu’il s’agit d’une créature créée des mains d’un homme, qui réalise ainsi une drôle de prouesse.
Autant dire que je ne connais rien de l’histoire et que je ne sais donc pas forcément à quoi m’attendre.

Mais il s’agit d’un classique de la littérature fantastique, donc forcément faut qu’il y passe.

Frankenstein Livre de poche

 

Lorsqu’en 1817, en villégiature au bord du lac Léman avec son mari, le poète Shelley, et leur illustre ami Byron, une jeune femme de vingt ans entreprend d’écrire ce roman, ni elle ni ses proches ne peuvent imaginer qu’il deviendra un des plus grands mythes de la littérature mondiale, auquel, un siècle après, le génie de l’acteur Boris Karloff devait donner un inoubliable visage.
Mais, paradoxalement, le succès même de l’oeuvre a contribué à en masquer le souvenir derrière l’arsenal souvent factice du cinéma d’épouvante. C’est pourquoi il faut lire ou relire, sous sa forme originelle, la confession du docteur Frankenstein, et l’aventure tragique qui, commencée dans une paisible université suisse, le mènera dans les glaces de l’Arctique, où s’enfonce le monstre auquel il a donné la vie…
Renouant d’instinct avec des thèmes universels – le golem, l’apprenti sorcier, et, à bien des égards, l’histoire de Faust -, anticipant des questions encore très actuelles sur la « part maudite » de la science, ce roman est aussi le drame d’une créature consciente, qui se sait privée de l’humanité et de la grâce. La haine qu’elle vouera à son créateur ne fait que réfléter un infini désespoir.

Un quatrième de couverture qui ne m’apprend pas grand chose de plus, ce qui n’est pas plus mal, me laissant ainsi la totale surprise du récit.

Dès le début du livre, le ton est donné : il n’est pas question ici de détailler la création du monstre, on passe très vite sur cette partie. A vrai dire, aucune précision n’est donnée : on ne sait pas quel est l’ingrédient magique qui a permis de donner la vie à un être fait de bric et de broc.

Mais de quoi ça cause alors?

On va en réalité suivre la vie du créateur, Victor Frankenstein. Pour l’anecdote, on donne souvent ce nom à la créature, alors qu’il s’agit en réalité celui de son créateur. Le monstre en soit n’a pas de nom, ce qui renforce le côté unique et exclu de ce personnage.

A travers les interrogations du scientifique, le livre va insister sur la place d’une telle créature dans notre monde. En effet, ne correspondant à rien d’existant et ayant été lâché des sa « naissance » dans notre univers impitoyable (Dallaaaaas, hum pardon), celui-ci va devoir se débrouiller seul, et de désillusions en désillusions, connaître une vie tragique.
En voulant s’insérer et malgré sa bonne volonté, il va se heurter à la cruauté et l’ignorance de la race humaine (notamment le jugement sur l’apparence), le faisant ainsi basculer du côté obscur de la force. (décidément, veuillez pardonner ces références débiles…).

Les sentiments sont simples, mais vont à l’essentiel. L’auteur relate bien la difficulté à composer avec de tels avis puisqu’on a deux points de vues que tout opposent, sans pour autant que chaque protagoniste aie entièrement tort ou raison. Au lecteur ensuite d’y réfléchir et d’approfondir les réflexions soulevées.

Il est quand même étonnant de voir qu’il s’agit d’un livre toujours d’actualité malgré sa rédaction datant d’il y a un paquet d’années maintenant. De ce fait, on peut vraiment dire que Frankenstein a atteint son statut de roman incontournable.
Je pense que je vais me pencher sur une adaptation cinématographique maintenant, histoire de voir ce que ça donne au cinéma et s’ils ont insisté sur les mêmes points que le livre. Si vous avez une adaptation a me recommander d’ailleurs, je dis pas non !

En savoir plus :
Mary W. Shelley – Frankenstein
Livre de poche (3,50€) – 254 pages

Chroniques précédentes :
Les Bienveillantes (Jonathan Littel)
La rédemption d’Althalus (David & Leigh Eddings)
De bons présages (Neil Gaiman & Terry Pratchett)

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3 réflexions au sujet de « Frankenstein (Mary W. Shelley) »

  1. Je te conseille le Frankenstein de et avec Kenneth Branagh, on y découvre une excellente interprétation du savant fou et de sa création découvrant les sens humains dont l’amour et la haine. Le scenario est bluffant et respecte bien l’univers de mary w.shelley

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