Survivant & Choke (Chuck Palahniuk)

 

A l’image de ma précédente chronique consacrée à Chuck Palahniuk, c’est deux romans qui seront décortiqués ici et non pas un seul.
On poursuit donc notre périple, avec cette fois ci Survivant et Choke.

Je ne vais pas revenir sur la raison qui m’a poussé à combiner deux ouvrages en un article, vous trouverez la réponse sur ma critique de Monstres Invisibles et Berceuse.
Oui, bon ok, j’ai aussi une (grosse) tendance à la flemmardise. XD

 

Survivant

« Personne ne veut voir ses problèmes résolus. Ses drames, ses égarements, ses histoires réglées, sa vie débarrassée de ses merdes. Sinon, que resterait-il à tout un chacun? Rien que l’inconnu, ce vaste inconnu qui fiche la trouille. »
Tender Brenson est bien placé pour le dire. Il est le dernier survivant d’une secte d’allumés et il navigue seul, après l’avoir détourné, dans un Boeing 747 mis en pilotage automatique à 13000 mètres d’altitude. Destination l’Australie et le crash assuré. Plus que sept heures de vol à vivre pour raconter à la boite noire ses incroyables secrets. Quelques litres de kérosène avant de finir éclaté en milliards de petits débris…

Il s’agit du quatrième livre que j’ai lu de cet auteur, bien que pour lui ce soit son second. Je fais pas les choses dans l’ordre, et alors?
Ce récit possède la particularité d’être écrit plus ou moins à l’envers. En effet, on commence par la fin lorsque le personnage principal est dans l’avion. On fait en quelque sorte office de boîte noire, tout au long des pages on va en apprendre plus sur sa vie plutôt spéciale.
A l’image de Berceuse, j’ai moins accroché à ce roman que les autres livres que j’ai lu de Chuck Palahniuk. Peut être le quatrième de couverture qui m’a fait penser à quelque chose et en fait non. Plus de mal à voir où l’auteur veut nous amener et quel message il souhaite nous faire passer sûrement.
Ce n’est que mon avis personnel, il est bon de préciser qu’on y retrouve toujours une critique acerbe de notre société moderne…

Choke

Victor Mancini est figurant dans un « musée vivant » où le moindre anachronisme est puni d’une mise au pilori avec suspension de salaire. Il est sexoolique, drogué du sexe en thérapie verbale, incapable d’aimer. Son meilleur ami se promène avec des cailloux enroulés dans des couverture et sa mère, folle à lier, le ruine sans jamais reconnaître en lui le fils dont elle a ravagé l’enfance… Pour quelles raisons? Où se niche véritablement la folie? Pourquoi Victor Mancini continue-t-il de se faire vomir publiquement dans des restaurants chics et qui saura lui révéler l’incroyable secret de sa naissance?

Il s’agit la de ma dernière lecture en date du monsieur, et avec Monstres Invisibles (je classe Fight Club à part, sans raison particulière d’ailleurs) celui que j’ai préféré. Peut être parce que j’ai mieux réussi à démêler la pensée de l’auteur et à comprendre le message qu’il veut faire passer. Peut être moins déroutée par le résumé aussi. Allez savoir.
On nous présente un accro au sexe, mais dans le fond c’est essentiellement un prétexte pour mettre à jour toutes nos névroses, quelles qu’elles soient. Tous les petits éléments sont étroitement liés entre eux, on va finir par savoir le pourquoi du comment il en est arrivé à la. A croire qu’aucun n’est sain d’esprit dans Choke

Mon avis global

Ces deux livres tendent bien à confirmer Chuck Palahniuk comme écrivain de talent. C’est toujours aussi déjanté et dérangeant, mais pas gratuit pour autant. Il ne fait que dépeindre avec sa vision particulière des choses qui se passent tous les jours dans notre société de fous.
Après, on accroche ou on accroche pas. On aime ou on déteste. Mais je ne pense pas qu’on puisse rester de marbre fasse à de tels écrits.

Une chose que je me demande quand même, c’est comment les éditeurs arrivent à bidouiller des quatrième de couverture. En fait, c’est plus que ça. Quand je lis celui de Choke par exemple, tout ce qui est décrit se passe. Sauf que dans le bouquin, on se s’attend pas à ça. Le roman et les mots prennent une vie propre, c’est assez fascinant. On nous dit qu’il va se passer ça, et pourtant on reste surpris lorsqu’effectivement la scène se passe.

Reste que pour découvrir Chuck Palahniuk, je pense qu’un bon Fight Club est encore le mieux. Non pas que les autres soient moins bons ou plus difficiles d’accès, loin de la, mais moins connu peut être. L’adaptation en film (très bien fait) peut également aider à la compréhension de son univers…

J’espère vous avoir permis de cerner un peu mieux l’univers de Chuck Palahniuk à travers une biographie et deux chroniques… Très particulier certes, mais qui a le mérite de secouer un peu notre train-train quotidien !
A priori la suite sera A l’estomac (qui me fait un peu peur, ça m’a l’air assez cradingue pour certaines nouvelles) et Peste.


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