Kafka sur le rivage (Haruki Murakami)

J’ai entamé mon challenge ABC avec un des pavés de ma sélection, à savoir Kafka sur le rivage d’Haruki Murakami.
Pourquoi un tel choix? Parce qu’il faut bien se lancer et que ce titre et cet auteur sont parmi les plus connus dans nos contrées occidentales…

Kafka Tamura, quinze ans, s’enfuit de sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père à prononcée contre lui. De l’autre côté de l’archipel, Nakata, un viel homme amnésique décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s’entremêlent pour devenir le miroir l’une de l’autre tandis que, sur leur chemin, la réalité bruisse d’un murmure enchanteur. Les forêts se peuplent de soldats échapés de la dernière guerre, les poissons tombent du ciel et les prostituées se mettent à lire Hegel. Conte initiatique du XXIème siècle, Kafka sur le rivage nous plonge dans une odysée moderne et onirique au coeur du Japon contemporain.

Voilà un ouvrage fort sympathique et agréable !

Tenter de vous résumer l’histoire ne rimerait à rien, Kafka sur le rivage fait parti de ces ouvrages qui se lisent et qui se raconte difficilement. Le genre d’ouvrage qui s’apprécie à différent degrés selon la sensibilité du lecteur et qui laisse une grande marge à l’interprétation et la perception personnelle que chacun peut en avoir.

Il est vrai qu’il reste très étrange, avec sa façon de mélanger les genres et les inspirations… Surtout provenant de différentes époques et lieux.
Mais l’auteur réussit justement son pari, celui de nous toucher avec les histoires de deux personnages qui n’ont en apparence rien en commun, mais qui se révéleront très liés, sans pour autant jamais se rencontrer…

On ne sait parfois plus trop si les personnages sont dans la réalité ou dans leurs rêves. Des éléments tout ce qu’il y a de plus improbable et surnaturel viennent se glisser entre les lignes, le plus naturellement du monde. Sans que l’on soit pour autant dans un roman fantastique pur, on a les pieds bien ancrés sur terre et la tête complètement dans les nuages.

Par contre, je l’ai trouvé parfois un peu longuet, certains passages où j’ai pu un peu décrocher. 638 pages en poche quand même.

Je ne peux donc que vous inviter à traverser le Japon en compagnie de nos deux zouaves et de leurs complices !!

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6 réflexions au sujet de « Kafka sur le rivage (Haruki Murakami) »

  1. J’ai lu ce livre il y a quelques mois, c’était le premier livre de Murakami que je lisais. J’ai été au début un peu destabilisée par le mélange incessant entre l’onirique et le réel. Mais une fois rentrée dans le livre, je n’ai plus pu le lâcher. Comme vous le dites, il est souvent difficile au long de ce livre de faire la part des choses entre le réel et l’imaginaire mais je trouve que c’est ce qui fait la force de ce livre.. de réussir à créer une frontière aussi floue entre deux mondes pourtant si différents.
    Je suis actuellement en train de lire « La course au mouton sauvage » du même auteur et j’ai beaucoup de plaisir à retrouver cette atmosphère étrange..

  2. @ gingko : Complètement d’accord, une fois familiarisé avec l’environnement et le style global du livre, c’est très prenant ! Vraiment tout ce qui fait le charme de ce livre !
    Merci pour l’autre titre au passage, car je ne pense pas m’en tenir à un seul livre de Murakami ! 🙂 

  3. Je suis devenu fan petit à petit, en commençant justement par celui-ci…j’ai adoré me faire transporter entre rêve et réalité, toute frontière abolie entre ces deux mondes…à lire aussi: chroniques de l’oiseau à ressort dans la même veine, et ballade de l’impossible, moins « mystérieux » mais tout aussi bien foutu!

  4. @ jf : merci pour les suggestions ! Je n’ai toujours rien relu de cet auteur et pourtant c’est pas faute d’avoir apprécié ! Je les note dans un coin, histoire de m’en procurer au moins un lors de mon prochain approvisionnement ! 🙂

  5. Murakami est considéré avec raison comme un des grands auteurs japonais contemporains. « Kafka sur le rivage » est pour moi son œuvre la plus aboutie.
    L’atmosphère étrange saisit immédiatement. Les deux protagonistes cherchent en permanence leur chemin. Leurs trajectoires sont distillées en alternance par l’auteur, qui nous fait osciller imperceptiblement entre la réalité du Japon contemporain et une dimension onirique atemporelle qui traverse tout le récit.
    Refermer ce livre procure une impression d’inachevé, la sensation d’avoir lu un récit initiatique qui ne s’affirme pas explicitement comme tel. Un récit suffisamment énigmatique pour laisser le lecteur avec cette interrogation forte : quel est le sens de cette vie ?
    Retrouvez d’autres critiques de « Kafka sur le rivage » sur Libfly

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