La Horde du Contrevent (Alain Damasio)

Voilà un bouquin qui a fait couler beaucoup d’encre (ou usé pas mal de claviers, c’est selon) ces derniers temps. Entre critiques élogieuses fleurissant de toute part et l’attribution du Grand Prix de l’Imaginaire 2006, il était difficile de passer à côté…

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La_Horde_du_Contrevent

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C’est donc en bon mouton que je me suis laissé tenter par ce pavé de 700 pages, sans trop savoir à quoi m’attendre pour autant puisque j’ai essentiellement survolé les critiques, afin de ne pas trop me spoiler et garder intact le plaisir de la découverte.

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.Un groupe d’élite, formé dès l’enfance à faire face, part des confins d’une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l’origine du vent. Ils sont vingt-trois, un bloc, un nœud de courage : la Horde. Ils sont pilier, ailier, traceur, aéromaître et géomaître, feuleuse et sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à pied, en quête d’un Extrême-Amont qui fuit devant eux comme un horizon fou.

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C’est donc l’esprit totalement neutre que je me suis lancée à la poursuite de la Horde. Et le ton est donné d’entrée, Alain Damasio plongeant son lecteur au cœur d’un enfer hurlant de vent et de sable. Au point d’avoir eu du mal à rentrer dans le roman, déconcertée par le style déroutant et très enlevé de l’auteur. On est balancé au centre de cette troupe sans état d’âme, comme si on était des leurs depuis le début de ce périple commencé bien des années auparavant…

Et puis petit à petit, au fur et à mesure que les pages défilent, on apprend à connaître ces personnages hauts en couleurs, à reconnaître leurs petits symboles associés et leurs façons de penser, uniques à chacun. On partage intégralement leurs joies et leurs craintes, leurs victoires et leurs doutes face à un but qui semble irréel et irréalisable… Jusqu’à cette fin, à la fois si saisissante et si prévisible, que l’on aimera ou détestera…

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La Horde du Contrevent n’est pas le type d’ouvrage qui se résume mais bien qui se vit. Si vous l’avez déjà lu, je pense que vous comprendrez parfaitement de quoi je veux parler. Sinon, je vous invite fortement à affronter à votre tour rafales, bourrasques et autres tempêtes en compagnie de la Horde du 9ème Golgoth. D’autant qu’une fois apprivoisée, la plume d’Alain Damasio fait littéralement des merveilles. Et ce n’est pas Caracole qui me contredira ! 🙂

Enchanté ou dérouté, voilà un beau roman qui ne pourra pas vous laisser indifférent…

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Les avis (ravis) sur Fant’Asie, sur If is Dead et de Petite Fleur.

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6 réflexions au sujet de « La Horde du Contrevent (Alain Damasio) »

  1. @ Petite Fleur : c’est vraiment un ouvrage qu’on adore ou qu’on déteste, je vois difficilement un avis qui ne soit pas « fort » pour ce livre ! Mais dans tous les cas, le mieux c’est encore de se forger sa propre opinion… =)
    j’ai pris la liberté de rajouter un lien vers ta chronique aussi ! :p

  2. C’est JFK qui avait chroniqué ce livre sur Fant’Asie. Le bougre m’avait donné envie de le lire. Du coup, je me le suis acheté. Mais je n’ai pas encore pu le lire. Mais je vais essayer de réparer ça rapidement (quand j’aurais fini mes annales de la compagnie noire).
     
    Ta chronique me donne, une fois encore envie de vivre cette expérience

  3. @ Kameyoko : ah toutes mes confuses, j’avoue ne pas avoir fait attention à l’auteur lorsque j’ai mis le lien ! C’est corrigé !
    La compagnie noire, je compte m’y remettre prochainement aussi (j’ai lu le premier « cycle » et ça fait un moment que je fais trainer le reste…), trop de choses à lire partout !

  4. Contrairement à la plupart des avis, je n’ai absolument pas trouvé d’intérêt à ce récit.
    Le thème très original est volontairement traité dans un style qui se veut déroutant (pagination inversée, suite de monologues des personnages représentés chacun par un signe caballistique). Hélas le style narratif que j’ai trouvé pénible à lire, sans souffle (sic) épique ni suspense m’a rapidement lassé avant d’atteindre les 100 pages lues.
    Un thème voisin avait été à mon avis bien mieux traité par Christopher Priest dans son « Monde inverti ».
    Une grosse déception pour ce livre que j’avais acheté les yeux fermés au regard des bonnes critiques, comme quoi tous les goûts…

  5. @ Philippe : j’aurais presque envie de dire « tant mieux » ! Aucun ouvrage ne fera jamais l’unanimité, ça serait presque triste sinon… Et je comprend parfaitement ton point de vue, j’ai moi même pas mal jonglé à savoir si j’aimais ou je détestais. J’ai fini par passer du « bon » côté, mais je conçois complètement qu’on ne puisse pas accrocher. C’est tout ou rien !
    Et je note ta suggestion avec intérêt ! 🙂

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