Les éclaireurs (Antoine Bello)

A défaut d’avoir pu participer à l’édition spéciale Masse Critique SFFF de Babelio (j’y pense pas trop, ça me reste encore en travers de la gorge… ><), j’ai toutefois été sélectionnée pour recevoir un ouvrage lors de la précédente édition, la classique celle-ci.

Parmi les quelques bouquins que j’avais coché, celui qui a décroché la palme est Les éclaireurs d’Antoine Bello.

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Et ma foi, le quatrième de couverture est plutôt engageant. Je vous laisse juger !

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C’est l’histoire de Sliv, agent spécial du CFR (Consortium de Falsification du Réel), qui veut comprendre pour quoi et pour qui il travaille.

C’est l’histoire d’une organisation secrète internationale, qui tente d’influer sur l’histoire des hommes, et dont l’existence est brutalement remise en cause un certain 11 septembre 2001.

C’est l’histoire de Youssef, tiraillé entre sa foi et son amitié; de Maga, jeune femme moderne que son mariage précipite dans une famille d’intégristes; de Lena, dont la rivalité professionnelle avec Sliv cache peut-être des sentiments d’une autre nature.

C’est l’histoire d’une grande nation, les Etats-Unis, qui trahit ses valeurs quand le monde a le plus besoin d’elle.

C’est, d’une certaine façon, l’histoire du siècle qui vient.

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Avant toute chose, je tiens à préciser qu’il s’agit d’une suite, le premier ouvrage étant Les Falsificateurs, que j’ai failli acheter pour bien profiter de l’histoire. Sauf que par manque de temps, le fait que les deux livres peuvent se lire indépendamment et que j’ai déjà beaucoup d’autres choses qui me tentent, j’ai fait l’impasse sur cette première partie. Mais on est vite mis dans le contexte global grace au petit résumé présent au début du roman.

A noter également que les Eclaireurs a reçu le prix France Culture Télérama 2009.

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Bon et sinon, c’est bien?

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Ce roman est divisé en trois parties, bien distinctes. La première introduit globalement les personnages et le CFR, au travers une mission « classique » que peuvent être amener à traiter les agents de l’organisation. La seconde partie met en évidence les contre coups que de telles opérations peuvent engendrer, avec je vous le donne dans le mille, les attentats du 11 septembre et Al Quaida en ligne de mire. On plonge au coeur même de la conspiration, tout ça quoi. Et enfin, la dernière partie répond aux interrogations que se posent le héros vis à vis de son employeur.

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Ma vision de ce découpage peut paraitre quelque peu caricaturale et grossière, mais c’est vraiment comme ça que je l’ai ressenti sur le moment, et avec le recul c’est encore plus flagrant. L’idée de base est sacrément intéressante et le quatrième de couverture nous promets limite monts et merveilles en terme de conspiration et autres cachotteries internationales. Trop justement.

Je reste avec ce sentiment d’un découpage trop marqué, et que les deux premières parties ne sont là que pour annoncer une fin (et la révélation de la finalité du CFR donc) que je trouve décevante. Une conclusion qui me ferait presque dire « ah, tout ça pour ça donc ». C’est dommage, parce que le sujet abordés par l’auteur peut vite prendre une dimension quasi épique et nous entraîner dans une spirale sans fin, surtout avec le sujet de l’attentat du World Trade Center et toutes les suppositions qu’on peut en tirer.

Quant aux personnages, ils ne m’ont pas plus touchés que ça. Ils ne sont pas particulièrement développés et on ne sait pas grand chose d’eux et rien n’est fait pour les mettre particulièrement en avant ou les rendre plus chaleureux. Bon, en même temps, il se peut que toute cette étape soit nettement plus abordée dans Les Falsificateurs… Cela ne nuit pas particulièrement à l’avancée du livre, donc c’est pas bien grave. ^^

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Un bilan mitigé donc, un superbe sujet pour un roman doté d’une écriture fluide et agréable, mais qui manque de ce petit plus qui en aurait vraiment fait un coup de coeur…

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4 réflexions au sujet de « Les éclaireurs (Antoine Bello) »

  1. Ça doit être étrange de lire ce second tome sans avoir lu le premier. Ces éclaireurs ne m’ont pas plu, alors que Les falsificateurs a été un énorme coup de cœur. Bello est un génie de la narration. J’ai aussi beaucoup aimé Eloge de la pièce manquante dont le pitch est assez étrange mais la réalisation magistrale, et je lirai son dernier, un polar sauce Agatha Christie.

  2. @ SBM : j’ai pas ressenti un manque particulier de ne pas avoir l’histoire des falsificateurs, sauf peut être pour les personnages. De ce point de vue là, l’auteur s’est bien démerdé car c’est pas des plus évidents de « délier » deux histoires qui se suivent à ce point… ^^
    Du coup, je note pour ses autres réalisations ! j’aime pas me forger un avis uniquement sur une lecture, donc reste à voir sur quel titre se portera mon choix ! merci de ton avis en tout cas !

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