Bloodsilver (Wayne Barrow)

S’il y a bien des créatures qui nous fascinent avec les zombies, ce sont bien les vampires. Et à l’heure de Twilight and co, il est presque devenu difficile de trouver un bon roman traitant de nos amis à dents longues…

Bloodsilver offre un contexte qui sort de l’ordinaire, puisque pour une fois, pas d’amourette niaise en perspective ou de ruelles sombres issues de la Nouvelle-Orléans. Quoi que pour ma part, j’apprécie beaucoup ce dernier critère, amenant en général une ambiance des plus particulières.

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bloodsilver

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Mais revenons donc à nos moutons. Bloodsilver, lu dans le cadre d’une lecture commune du cercle d’Atuan (celle de novembre 2010, et oui je sais je suis un tout petit peu à la bourre. Mais pas de beaucoup hein !) est d’apparence écrit par un certain Wayne Barrow mais qui en réalité n’est pas un, mais deux personnes. Des Français qui plus est ! Après, on apprécie ou pas la manoeuvre…

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1691 : un bateau transportant de mystérieux passagers aborde la côte est du continent nord-américain. Les vampires viennent de débarquer de la vieille Europe. Ils forment bientôt le Convoi, longue colonne de chariots recouverts de plaques de plomb, et se lancent à la conquête de l’Ouest, anticipant le trajet du chemin de fer dans une lente et implacable progression…

1692 : à Salem, une poignée d’hommes impitoyables fonde la Confrérie des Chasseurs, bien décidés à stopper l’avancée du Convoi et à en découdre avec les créatures des ténèbres.

De Fort Alamo aux territoires sioux, de Wounded Knee à Silver City, les hommes du Nouveau Monde, Billy le Kid, les frères Dalton ou encore Doc Holliday mêlent le sang à l’argent, luttant sans merci contre les vampires, ou formant avec eux d’improbables alliances…

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Cadrons les choses dès le départ, je ne savais absolument pas à quoi m’attendre en ouvrant Bloodsilver. N’ayant lu que le 4ème de couverture, je pensais avoir affaire à un classique roman alors qu’en réalité, l’ouvrage s’apparente plus à un recueil de nouvelles, étalées sur une période historique d’environ 200 ans. Je dois avouer avoir été quelque peu déconcertée (comme beaucoup apparemment) par ce format, chaque nouvelle traitant d’un sujet ou personnage complètement différent à chaque fois (bien que l’on retrouve de fréquentes allusions et liaisons entre les textes). L’écriture, fluide et plutôt agréable dans son ensemble, s’adapte à chaque contexte, accentuant ainsi l’aspect déroutant de chaque histoire. Un peu comme pour Janua Vera, il y a un réel travail de rédaction et de correspondance pour reproduire le plus fidèlement possible l’instruction et l’ambiance de l’époque.

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Le thème principal est plus ou moins présent dans chaque récit. Et c’est là où le bât blesse à mon sens : les vampires ne tiennent au final qu’une infime part des histoires alors qu’ils sont sensés être au coeur même de celles-ci. Par moment, ils ne seraient pas représentés que ça n’y changerait pas grand chose en somme. Bloodsilver s’avère au final plus être une sorte de carnet de bord/journal retraçant la ruée vers l’or (ou l’argent dans le cas présent) et la conquête de l’ouest qu’un recueil de vampirisme à proprement parler.

Alors certes, c’est dans un sens reposant à cette époque surchargée de Bit-Lit insipide (vous aurez compris que le genre ne me tente ABSOLUMENT pas) mais je suis ressortie de cette lecture quelque peu frustrée, presque à relire le 4ème de couverture pour vérifier si je n’avais pas compris quelque chose de travers…

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Le côté original de l’ouvrage réside plus dans les nombreuses références faite à la toute jeune Amérique de l’époque. Quelles soient historiques ou non (quand on croise Charles Ingalls, c’est très drôle ^^), les deux auteurs ont réussis un joli tour de force de réécrire la réalité passée pour l’adapter à leur vision de cette période… Manque de bol pour moi, ma culture de l’histoire américaine avoisinant le 0 (faut dire ce qui est hein), j’ai manqué de nombreuses références et petites allusions, qui sont vraiment à mon avis le gros point fort de Bloodsilver. Ceci dit, à moi maintenant d’aller creuser un peu dans les méandres passées de la Conquête de l’Ouest !

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Une lecture globalement agréable donc, mais que je ne classerais pas au panthéon de mes livres lus en 2010. La faute à une attente qui n’a pas été satisfaite je dirais…

Vous pouvez également retrouver les avis des différents Atuaniens par !

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