Lombres (China Miéville)

Comme je l’ai déjà dit plusieurs fois, ce début d’année est plutôt fourni en inspirations, notamment grâce à vos blogs qui sont une grande source de tentations ! Bon, pour cette chronique je suis bien embêtée, vu que plus moyen de me souvenir où j’ai pu voir l’article qui m’a donné envie de filer dans une librairie dans les minutes qui ont suivi… -_- Bref, je remercie la blogosphère pour m’avoir mis nez à nez avec Lombres de China Miéville. 🙂

Lombres_china_mieville

Si je connais l’auteur de réputation, je n’avais encore jamais sauté le pas. Il s’agit donc de mon premier Miéville, qui me permet d’en profiter pour étoffer ma liste d’auteurs découverts. La nouveauté est également ici double, puisqu’il s’agit d’un roman jeunesse, un genre que je ne lis que très rarement (pour ainsi dire jamais). Je n’ai pas d’à priori particulier par rapport à ce type de littérature (contrairement à la bit-lit par exemple, qui ne m’attire absolument pas sans en avoir lu), c’est juste que je ne prends pas forcément le temps de m’y intéresser. A tort surement ! ^^

En parcourant le 4ème de couverture, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour Neverwhere de Neil Gaiman (qui fut mon premier roman de l’auteur, décidément le Londres caché me réussit plutôt bien !), bien qu’on m’aie précisé que les deux univers soient absolument différents. Qu’importe, la recette fonctionne toujours sur moi et me voilà happée par cet environnement bis, intriguant au possible et définitivement loufoque !

Et c’est également le cas de nos héroïnes, deux jeunes londoniennes qui se retrouvent prises dans une aventure qui les dépassent complètement. On les retrouve dans des situations bien loin de leurs préoccupations habituelles d’adolescentes, il n’est plus question ici d’être simplement cool et d’assurer en cours mais bien de sauver Lombres, menacée par un ennemi terrible : le Smog. (J’vous fais ça bien hein, suspense intense tout ça, limite on s’attend à vois Bruce Willis débarquer !) (hm, pardon pour cet intermède. La fatigue sans doute)

Si l’histoire est somme toute classique (des héros, des personnages secondaires fournis, des amitiés & des trahisons, de la lâcheté et du courage etc.), China Miéville signe ici un très bon roman d’aventure. Le côté jeunesse se fait ressentir du fait de l’âge des protagonistes principaux mais ne gêne aucunement pour rentrer dans l’histoire, je n’ai pas ressenti de mièvrerie inutile ni de côté trop hihihi-kikoolol et le style est percutant. L’intrigue est rondement menée et bénéficie d’un univers du tonnerre. Et c’est vraiment l’atout charme de cet ouvrage : tout y est absolument détourné, de l’environnement quotidien tel les habitations ou les moyens de transports, aux personnages tous plus farfelus les uns que les autres, contribuant ainsi à faire tourner l’imagination du lecteur à plein régime. Lecteur qui reste toutefois grandement aidé par l’autre point fort de cette édition, à savoir les petites illustrations qui parsèment agréablement le livre, spécifiant ici un personnage bizarroïde, là une bicoque toute biscornue et des plus singulière ou encore un terrible ennemi.

Enfin j’ai également beaucoup aimé le traitement de Lombres comme étant un peu le côté « crade » de Londres (les déchets qui y retrouvent une seconde vie, le Smog etc.) mais où justement les habitants s’accommodent de tout et s’avère finalement avoir plus les pieds sur terre que leurs homologues classiques. J’y ai vu une petite pique de notre société de consommation excessive, à tort ou à raison, je ne sais pas ! ^^ De même, sans pour autant connaitre toute la littérature fantastique par cœur, j’ai pu sentir que Miéville a disséminé pas mal de petits clins d’oeil un peu partout. Je sais pas pour vous, mais moi, le petit Caillet m’a quand même rappelé un certain Bagage de Pratchett (dans une toute autre mesure on est d’accord, mais plus pour le côté objet du quotidien qui devient un compagnon improbable des plus collants ^^). Sentiment qui s’est confirmé lorsque j’ai fini Lombres, avec le petit paragraphe de remerciements… 🙂

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Bref, cette lecture fut donc des plus plaisantes, parfaitement adaptée aux évasions quotidiennes (surtout dans le métro) et qui signe là un bon début avec China Miéville. Reste plus qu’à savoir quelle lecture du même auteur suivra ! 🙂

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4 réflexions au sujet de « Lombres (China Miéville) »

    1. Oui voilà, faut que le style suive un minimum pour ne pas s’arracher les cheveux à la lecture… ^^ Effectivement, je n’ai pas mentionné l’humour mais c’est une de ses forces aussi!

    1. Il a l’air d’avoir fait pas mal l’unanimité oui ! 🙂 J’espère que ma prochaine lecture de Miéville sera tout aussi satisfaisante !

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