Railsea (China Miéville)

Si vous trainez par ici depuis quelques mois, vous avez donc eu l’occasion d’assister à ma « rencontre » avec China Miéville, et son très bon Lombres. Je ne pouvais pas en rester là avec l’Anglais, et c’est à l’issue de mon récent séjour aux Staaaates (instant biatche du jour) que j’ai pu ramener Railsea dans mes valises… En VO donc. Hmmm…

Pour la petite anecdote, je n’ai pu faire qu’une librairie pendant deux semaines. Mais elle portait le petit nom de Harvard Bookstore, juste en face de l’université du même nom… 😀 Ou comment frimer avec un marque-page ! x)

Railsea China Miéville

Premier constat : ben ma foi, c’est pas évident du tout à prendre en main ! J’ai déjà l’occasion de lire en VO assez régulièrement, que ça soit des articles en tous genres sur Internet ou plus classiquement des romans (estampillés SFFF ou non), avec notamment J.K. Rowling, John Connolly, l’inévitable George R.R. Martin ou encore Neil Gaiman pour ne citer qu’eux.

Plusieurs causes à ça ! Dans un premier temps, je peux citer le vocabulaire et la structure d’écriture de façon générale : tout est fouillé et complexe, les tournures de phrases sont adaptées à la sauce Miéville qui n’hésite pas à entremêler les mots et les symboles (le «&» remplaçant systématique le «and» par exemple), rendant ainsi son texte encore plus fort. Le deuxième point vient tout simplement du monde fabuleux et très particulier imaginé par l’auteur. Le titre en est d’ailleurs un parfait résumé : tentez donc de vous projeter dans un monde post-apocalyptique, dévasté suite à une catastrophe depuis bien longtemps oubliée, où les trains sont rois, où l’humanité survit sur de petits îlots de terre, eux même coincés entre plaines hostiles peuplées de monstrueuses créatures qui y règnent en maitre et ciel plus pollué que toutes nos capitales réunies… Le tout uniquement reliés par ces fameux vestiges de la grande époque : des rails. Des rails et une fameuse armada d’équipages aussi bigarrés que dangereux : pilleurs et pirates y côtoient l’armée ou les « molers », ces chasseurs de taupes géantes, héritiers des chasseurs de baleine…

L’univers créé autour des trains est donc très fort, on ressent immédiatement l’importance de ces chemins vitaux entre les différentes enclaves, chacune ayant d’ailleurs ses propres us et coutumes. Les protagonistes sont marqués par cette vie rude et pleine de danger, Miéville nous proposant ici de suivre plus particulièrement le destin de Sham ap Soorap, un jeune homme quittant pour la première fois son île en tant qu’aide du médecin à bord du Medes, un moler sous la gouverne du Capitaine Naphi. Débute alors une périlleuse aventure, qui suite à l’étrange découverte faite dans une épave particulièrement délabrée, va amener notre héros à déterrer des souvenirs oubliés aux confins du monde, avec des gens peu recommandables à ses trousses…

Un monde mystérieux et merveilleux, qui ne se laisse pas apprivoiser dès la première ligne et qui nécessite de s’y plonger à fond, tout en restant assez subtil à maitriser. La bonne pioche pour passer un moment et vivre une grande aventure ! Une lecture délicate dont je n’ai certes pas compris la totalité de ce que je lisais (c’est balot) mais suffisamment quand même pour rentrer pleinement dans l’histoire et vibrer avec les personnages. (ouf !)

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Un second roman qui m’accroche donc définitivement à l’univers tout particulier de China Miéville, et vous m’en voyez tous ravie ! Une troisième suivra sous peu puisque The city & the city est dans ma PAL… 🙂

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4 réflexions au sujet de « Railsea (China Miéville) »

    1. Au vu des deux que j’ai pu lire, Miéville me laisse cette impression que parfois, il est difficile de tout comprendre ! x) Mais pas dans le mauvais sens du terme, plus cette impression qu’il ne faut pas trop creuser mais plus se laisser porter par ses descriptions loufoques et délirantes… 🙂 L’univers créé dans Railsea est surprenant, pas des plus communs et pourtant on peut se dire après lecture « mais pourquoi n’y a-t-on pas pensé avant? ». Je resterais quand même avec les traductions françaises à l’avenir !

    1. j’avoue que quand j’ai commencé, je me suis dit « ouh là… il va être drôle celui là… x) », mais globalement j’ai pigé le truc ! ^^ Par contre, j’ai un Dickens qui traine dans ma PAL depuis un moment, je pense qu’il va être trop dur à maitriser… J’en ai lu une centaine de pages y’a un bon moment déjà, jamais trouvé le courage de le reprendre ! :s

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