Dans les salles obscures – Décembre 2013

Il est temps de m’attaquer aux bilans de Décembre 2013, honneur aux films donc pour ouvrir le bal. Un mois correct avec 4 films vus, du blockbusters à tout va et Noël célébré comme il se doit.

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Hunger Games 2Premier en lice, le 2ème épisode d’Hunger Games qui s’est avéré être une très bonne surprise ! Je n’ai absolument pas vu le temps passer (au point d’être grandement frustrée quand le générique de fin est apparu), ce nouvel opus jouant habilement sur les rappels au film précédent et la nouvelle mise en place des jeux, reprenant les éléments essentiels sans bassiner le spectateur avec trop de répétitions. Plus que le jeu en lui même, c’est vraiment l’aspect politique et tendu entre Capitole et Districts qui m’intéresse,  ce vers quoi l’histoire semble s’acheminer pour ma plus grande satisfaction. Je n’étais pas particulièrement tentée par les bouquins avant la séance, je suis ressortie avec l’envie de les dévorer ! (bon par contre, l’abus de Photoshop nuit grandement au visage de Jennifer Lawrence… beuh cette affiche !)

Casse Tête ChinoisDeuxième à passer sur le grill, j’appelle Casse Tête Chinois. Je garde un bon souvenir de l’Auberge Espagnole et (nettement plus flou) de Poupées Russes, mais là c’était vraiment pas possible. Une impression de voir un enchainement de scènes sans queue ni tête, reliées entre elles par un fil ténu sans aucune âme ni finesse, nous abreuvant de réflexions se voulant profondes et pointues mais ne réussissant qu’à faire l’inverse. Les personnages perdent également cette grâce et légèreté des débuts, tombant dans des caricatures de base (le manque de classe totale de Martine/Audrey Tautou m’aura bien débecté au passage). Bref, vous l’aurez bien compris : je n’ai pas du touuuut aimé !

La Reine des neigesOn continue avec La Reine des Neiges, à savoir le traditionnel dessin animé de Noël (parce que oui j’ai très souvent 5 ans dans ma tête). J’ai plutôt apprécié, s’il n’y a pas de grande surprise à noter (on reste dans l’univers Mickey & Co, avec ses codes habituels), on sent quand même que tout est fait pour plaire au plus grand nombre avec des personnages bien développés, qui sans atteindre le côté sauvageon d’une Mérida, disposent quand même d’un caractère bien trempé. L’univers nordique présenté est quant à lui absolument sublime !

La Désolation de SmaugEt enfin, en bon dernier : La désolation de Smaug a.k.a Bilbo le Hobbit, le retour. (qui a dit « il aurait peut être pas du!’ ?) Je ne vous surprendrais pas en vous disant que ce fût une grosse déception, comme pour une bonne grande partie des amateurs je pense. Je rejoins en grande partie les avis de Lorhkan, de Vert ou de monsieur l’Escroc-Griffe (festival du lien, wouhouuu !), entre intrigue à rallonges inutiles, incohérences à tout va et triangle amoureux niaiseux, je me suis profondément ennuyée durant la séance… Et moi qui apprécie pourtant les grandes batailles, je redoute grandement le 3ème (et enfin dernier !) épisode à venir… Bref, un bon gros facepalm (voir même un double ou un triple, soyons fous!) amplement mérité !

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2013 fût donc une bonne année cinématographique, dans la lignée des précédentes ! 2014 risque très fortement de suivre le même chemin… 🙂

Dans les salles obscures – Novembre 2013

L’heure des bilans approche à grand pas, sauf que fidèle à moi même ben je suis encore et toujours à la bourre. Que voulez-vous, on ne se refait pas ! Et dire que j’ose espérer un rythme de publication plus dense pour l’année prochaine… Ahah, optimiste un jour, optimiste toujours ! Bref, trêve de plaisanterie, causons plutôt des films que j’ai pu voir en novembre si vous le voulez bien.

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SnowpiercerUn mois (en partie) sous la houlette de blockbusters, avec Snowpiercer pour ouvrir le bal. Adapté de la BD française de Jean-Marc Rochette et Jacques Lob par une équipe plus que cosmopolite, le film de Bong Joon Ho nous embarque dans un univers dense et dur, très sombre et inévitablement froid. Le mix des cultures fait ici merveilles, puisqu’il nous permet de sortir des sentiers battus et autres schémas habituels avec lesquels Hollywood nous lobotomise abreuve sans scrupules depuis quelques temps. Le casting est bien trouvé, notamment Chris Evans quasi méconnaissable sans son costume de Captain America et Tilda Swinton qui n’en rate pas une en garce tyrannique. La touche asiatique est également très présente, notamment point de vue action et bons combats, mais aussi passages WTF… Quelqu’un pourrait m’expliquer le coup du poisson sérieux ?! XD Une belle réussite donc, j’espère que ça incitera tout ce petit beau monde du cinéma à retenter ce genre d’expérience multi ethniques, notamment pour de la SFFF !

GravityPartons maintenant dans l’espace avec Gravity. Vu l’encensement général qu’a pu provoquer la petite promenade de Mr Nespresso et Mme Bullock, je ne pouvais pas passer à côté. Alors oui, j’ai bien aimé, mais pas au point de m’extasier non plus et d’en faire mon film de l’année. Non pas qu’il soit mauvais, mais je n’ai pas été touchée comme d’autres ont pu le faire, le scénario n’étant pas non plus ici taillé pour ça. Par contre, niveau effets spéciaux, y’a pas à dire ça envoi du pâté ! Les images sont sublimes, la 3D sert pour une fois à quelque chose et rend très crédibles ces péripéties spatiales, surtout le rendu de l’apesanteur absolument bluffant. Pas de sensation de malaise ni de claustrophobie par contre, je me suis contentée de voir un très beau film, bien installée dans mon fauteuil. Le hic, la diffusion sur petit écran y perdra malheureusement beaucoup je pense…

La Stratégie EnderNe redescendons pas immédiatement sur Terre et enchainons avec la Stratégie Ender. Alors là c’est très simple, j’estime avoir eu beaucoup de chance, pour deux raisons principalement. Premièrement, je l’ai vu après Gravity. Outch, y’avait quand même moyen que ça casse mais les univers étant tellement différents que je n’ai pas cherché à faire de comparaison entre les deux, que ça soit d’un point de vue scénaristique ou technique. Deuxièmement, j’ai lu le bouquin oui, mais il y a trèèèès longtemps (j’avais d’ailleurs eu du mal à bien rentrer dedans et cerner l’ensemble de l’ouvrage, surement du au fait que je ne projetais pas de telles actions dans la peau d’un héros aussi jeune) et donc je m’en souvenais plus (si ce n’est le twist final huhu). Le film (loin d’être sans défauts certes) est très bien passé du coup ! Et cerise sur le gateau, il m’a vraiment donné envie de relire le bouquin, ce qui ne me tentait pas plus que ça jusque là.

Thor 2C’est bon, nous revoilà sur le plancher des vaches ! Pas forcément pour longtemps, vu l’addiction des protagonistes de Thor 2 à être un coup sur notre bonne vieille planète ou sur Asgard. Ou ailleurs. Alors oui, j’ai beau me méfier des blockbusters de façon générale, j’apprécie quand même de les voir au cinéma. Autant profiter d’une carte illimitée et d’un grand écran après tout ! Bref, celui-ci est globalement bien passé, pas de surprise particulière mais le tout faisant bien le job.

Inside Llewyn DavisLe petit dernier de novembre, c’est Inside Llewyn Davis. Parce que non, je ne vais pas voir uniquement des super héros et autres messieurs bodybuildés près à sauver le monde, et que oui j’aime parfois utiliser mon cerveau. Ce dernier film des frères Coen m’intriguait particulièrement, avec sa promesse de nous emmener quelques décennies en arrière à suivre la carrière avorté dans l’oeuf d’un surdoué du blues. Sur le pitch, la comparaison avec l’excellent Sugar Man ne m’échappe pas, il s’avère qu’on est finalement pas du tout dans le même registre. Alors j’ai pas forcément tout pigé où les réalisateurs voulaient nous emmener (j’ai du laisser ma matière grise dans le Bifrost), mais j’ai quand même passé un bon moment. Oscar Isaac est très bon dans le rôle titre, retrouvant de nouveau Carey Mulligan avec qui il partageait déjà l’écran dans Drive. Eh oui !

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Et c’est tout pour ce mois ci ! J’ai loupé quoi de bon sinon ?

Dans les salles obscures – Octobre 2013 #2

Comme promis, voici la suite du récap’ ciné pour Octobre ! Au cas où vous l’auriez manqué, la première partie est par là. Article légèrement plus court, les films vus m’ayant moins marqués que dans l’article précédent.

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9 mois fermeJe me suis également laissée tenter par le dernier film d’Albert Dupontel, 9 mois ferme. Film au pitch atypique puisqu’il narre la situation de cette magistrats, célibataire endurcie qui va se retrouver on ne sait comment, enceinte d’un dangereux criminel… Une comédie donc, mais à la sauce du monsieur : thrash et franche, même si le film recèle pas mal de douceurs et ce petit je ne sais quoi de gentillesse dans le fond. Sans être l’oeuvre de l’année, tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment, Sandrine Kiberlain jouant son rôle de névrosée perfectionniste à la perfection, Dupontel étant lui convaincant dans la peau du voyou qui cache bien son jeu.

PrisonersDernier film vu au cinoche, Prisoners. Je n’avais pas spécialement prévu celui là, mais les recommandations d’une amie et les notes globalement positives sur AlloCiné auront achevées de me convaincre. De quoi ça cause? D’une enquête suite à la disparition de deux petites filles jouant devant chez elles, vu à travers le prisme de l’enquêteur (Jake Gyllenhaal) et du père d’une des deux petites (Hugh Jackman). Un film dur, qui conserve un certain classicisme dans son déroulement, tout en étant traité et mis en lumière de façon très particulière. Point du glamour ici, on se retrouve en plein automne dans une bourgade américaine perdue, c’est gris, froid et à la limite du glauque en permanence. L’ambiance est clairement un des points forts, nous confrontant avec violence à cette réalité crue. Les personnages quant à eux sont loin d’être des anges, surtout mis face à une telle situation, le personnage d’Hugh Jackman notamment, réagissant d’une façon des plus terribles. Peut être un peu trop d’ailleurs, je veux bien croire que la disparition d’un enfant soit traumatisante, mais basculer aussi rapidement dans un tel degré de folie m’a un peu gênée d’un point de vue réalisme… A moins d’être lui même un psychopathe, mais ce n’est pas le sujet développé ici. Bref, un bon « petit » film, qui aborde les thrillers d’une façon moins clinquante que d’habitude pour Hollywood, ça ne fait pas de mal ! Par contre, mettre en place les éléments petit à petit c’est bien mais 2h30 c’est très long ! Même en ayant Mr Gyllenhaal et Mr Jackman sous les yeux !

PrincesseMononokeMême si je connais Miyazaki de nom, je ne suis finalement pas particulièrement familière de son travail. J’ai vu quelques uns de ses dessins animés, mais il m’en reste encore beaucoup à voir. C’est donc tout naturellement que je me suis calée devant Arte lorsque la chaine a diffusé Princesse Mononoké. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre (si ce n’est la touche écolo si chère au monsieur), le résultat fut une bonne surprise. On retrouve vite ses repères et l‘aventure nous embarque immédiatement. Un beau conte qui séduit, même si je dois avouer n’avoir pas tout compris des évènements racontés, manquant des références nécessaires de la culture nipponne auxquelles Miyazaki fait appel. Comme pour beaucoup je pense ! Mais il en résulte que Princesse Mononoké doit se revisionner agréablement je pense, en étant muni d’informations dont on ne dispose pas lors de la première découverte…

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Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! Des films que j’aurais loupés sinon? Des indispensables à voir pour le mois de novembre (déjà bien entamé je sais :)) à rajouter dans ma liste déjà pas trop mal fournie ?